Les Templiers

L’ « Ordre des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon »

La Cara del Temple: su protección a los peregrinos y la defensa de los Santos Lugares, hizo que la Orden fuese el espejo donde se miraban todos los cristianos.

L’Ordre du Temple est étroitement lié aux Croisades. L’Ordre fut fondé en 1128 pour assurer la garde des Lieux Saints ainsi que protéger les routes des pèlerinages. Se soutenant eux-mêmes, les Templiers gagnèrent beaucoup d’argent au cours des premières Croisades en accumulant de grandes richesses et beaucoup de pouvoir. Ils possédèrent plus de 50 châteaux et forteresses en Europe et l’Orient prochain, leur propre flotte et un trésor entre autres richesses à souligner.

Environ 50 ans après sa fondation, ils s’étaient déjà étendus par ce qui aujourd’hui est la France, l’Allemagne, le  Royaume Uni, l’Espagne et le Portugal.

Jacques de Malay, ultimo gran maestre de la Orden

Ils s’appelaient eux-mêmes Chevaliers de Saint Jacques. Ils portaient un emblème en forme de croix sur les coquilles de pèlerins.
Les Croisades et les batailles vont se multiplier et beaucoup de Templiers vont laisser leur vie pour la sauvegarde du Royaume. La défaite devant Saladin et leur échec à la 7ème Croisade( environ 1248) marquèrent le début de la fin de l’organisation. Sous le règne de Philippe IV  et son désir de créer un État fort  où le roi possède tout le pouvoir, le Pape Clément V, qui était fortement lié à l’Église française, commença un processus contre les Templiers en les accusant de sacrilège à la Croix, d’hérésie ainsi que d’adorer des idoles païennes. La plupart des accusés se déclarèrent coupables de ces crimes secrets et certains d’entre eux sont brûlés vifs au bûcher. La Couronne française fait pression sur le Pape Clément V qui finalement, va ordonner la dissolution de  l’Ordre. Les Templiers, au Portugal, vont changer leur nom pour s’appeler Les Chevaliers du Christ.  

La dissolution de l’Ordre lors du concile de Vienne et ensuite la mort de Jacques de Molay marquèrent la fin définitive de l’ordre du Temple. Les biens templiers, en particulier les commanderies, furent reversés par la bulle papale Ad Providam en majeure partie à l’Ordre de l’Hôpital, sauf dans le royaume de Valence où ils passèrent au nouvel Ordre de Montesa , fondé en 1317, et au Portugal où ils passèrent à l’Ordre du Christ, fondé en 1319 (Ordre du Christ dont on verra la croix sur les voiles des navires de Christophe Colomb lors de sa traversée de l’Atlantique en 1492). Ces deux ordres sont les seuls « successeurs légitimes du Temple ».

En ce qui concerne Philippe le Bel, la chute de l’ordre lui permit de renflouer les caisses de l’état et le déficit du Trésor aurait alors été comblé pour plusieurs années. Ce n’était d’ailleurs pas la première fois que ce genre de procédé était utilisé. Ainsi, cela avait déjà été le cas à la suite des mesures prises contre les Lombards en 1307 et 1309 et aussi après l’expulsion des juifs et la saisie de leurs créances.

La disparition de l’ordre fut également profitable à la bourgeoisie, dans le sens où cette dernière fournit pour le compte de l’état nombre de gestionnaires afin de gérer les biens qui appartenaient jadis au temple.

La nationalisation de l’administration financière du royaume, voulue alors par le roi afin de ne plus dépendre d’étrangers (que ce soit des lombards, des juifs ou des templiers, ces derniers échappant à la sphère du pouvoir royal) fut une autre conséquence de la disparition de l’ordre. Cette dernière conséquence rentrait dans le cadre du renforcement du pouvoir de l’état, processus qui fut une pièce maîtresse du règne de Philippe le Bel.La fin tragique des Templiers a contribué à générer des légendes à leur sujet. Celles-ci vont des rumeurs au sujet de leur association avec le Saint-Graal, jusqu’aux interrogations à propos de leurs liens éventuels avec les francs-maçons. De plus, certains groupements ou sociétés secrètes, tels que le Prieuré de Sion, la Rose-Croix ou encore certaines sectes, telles que l’Ordre du Temple solaire ou l’Ordo Templi Orientis, se réclameront par la suite de l’ordre, affirmant leur filiation en s’appuyant sur une pseudo-survivance de l’ordre ou en usurpant l’habit templier et en reprenant certains rites.

Certains auteurs allèguent des relations du temple avec le Saint-Graal. Indépendemment de la nature du Saint-Graal, qu’il soit réalité, mythe ou allégorie, les relations avec l’ordre du temple ont pu être avancées par certains historiens:

René Nelli , un auteur hermétiste, rappelle que le poème du Graal de Robert de Boron s’est établi sous l’influence de Saint Bernard et des Cisterciens. Il est à noter que Saint Bernard est mort 6 ans après la naissance de Robert de Boron.

Les archives historiques du temple, récemment rapportées par Jean-Luc Alias, retracent que Philippe de Flandres, précepteur de Saint-Jean d’Acre, reçu dans l’ordre du temple en 1182, « récupère le manuscrit de Chrétien de Troyes relatif à la tradition de l’ordre, précisant que l’initiation baphométique était d’adorer Notre Dame du Ciel. Vers 1191, avant de mourir, il le remit entre les mains de 3 templiers : Jean de Mirabel, Pons de Rigaud et Blacas d’Aups » (Index 1812). Or Chrétien de Troyes « fut le premier Français à tirer un roman de la légende du roi Arthur et ses autres romans se rattachent tous au cycle arthurien … A la fin de sa vie, au service du comte de Flandre, il passe de l’inspiration galante à l’inspiration mystique » (Moyen-âge, Lagarde & Michard p57). Il sera l’initiateur de la légende du Graal et des chevaliers de la table ronde.

Les relations entre l’ordre du temple et la corporation maçonnique est rappelée par certains historiens (Economie politique au Moyen-âge, par le Chevalier Louis Cibrario) . Henri Martin (Histoire de France, prix Gobert à l’académie des inscription en 1864) relie l’ordre des templiers et les confrérie de constructeurs. Or la confrérie des constructeurs, celle qui bâtira les cathédrales au XII° siècle, et qui les décorera de la symbolique que l’on retrouve dans tous les ouvrages hermétiques, relève de l’école de Chartres, d’obédience pythagoricienne (E. Jeauneau, la philosphie médiévale).

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